D'Arausio à Orange

Les vestiges d’un premier habitat préhistorique et protohistorique ont été retrouvés à Orange, sur la colline qui dominait, en ces lointains millénaires, une vaste plaine marécageuse bordée de rivières ainsi que du Rhône. Une source divinisée donne son nom “Arausio” au site qui deviendra plus tard “Orange”. Lors de la seconde guerre punique en 218, Hannibal franchit le Rhône, près d’Arausio, avec ses troupes et ses célèbres éléphants.

Lorsque les Massaliotes, fondateurs de Marseille, font appel pour se préserver des invasions ligures à leurs amis et alliés les Romains, le destin de la Provence et d’Orange se trouve fixé. D’alliés, les Latins se transforment en envahisseurs et s’implantent dans notre région. Les Cimbres et les Teutons les arrêtent dans leur élan, le 6 octobre 105 avant J.-C. La défaite d’Arausio sera vengée par Marius en 102 avant J.-C.

Après la conquête de la Gaule par César (58 avant J.-C. – 50 avant J.-C.) Rome, désireuse de récompenser ses valeureux légionnaires, leur choisit quelques cités résidentielles. Arausio devient ainsi colonie militaire vers 35 avant J.-C.

Le cardo maximus est la voie d'axe nord-sud

Née de la romanisation, la fondation d’Arausio par les Vétérans de la deuxième légion Gallique est datée de 40-30 avant J.C.

 

Les nouveaux venus édifient sur la colline un petit capitole et un temple et tracent à ses pieds une ville selon le schéma type des cités romaines. Deux axes principaux N.S. (Cardo) et O.E. (Decumanus) servent de support à un vaste quadrillage où s’intègrent rues, maisons, remparts, lieux de culte et monuments de prestige. Les thermes et les arènes ont aujourd’hui disparu, ainsi que les remparts. Mais l’arc, le théâtre et le grand temple portent encore témoignage de la grandeur latine, de son impact touristique et de l’importance de la ville gallo-romaine d’Arausio.

La prépondérance de Rome s’estompe peu à peu. Le christianisme se développe rapidement en Provence et installe, à la fin du IVe siècle, un premier évêché à Orange. Un siècle plus tard est édifiée la cathédrale. Les différentes invasions ruinent la cité dont la totalité des habitants est même déportée en 509, pour peu de temps il est vrai.

Au VIIIe siècle, un comte de Toulouse, vaillant guerrier, Guillaume au court nez, qui terminera pieusement sa vie à St-Guilhem-le-Désert, devient, grâce à la légende et aux auteurs de chansons de geste (XIe siècle) plus que par l’histoire, conquérant et comte d’Orange. En souvenir de ses exploits et de son renom, le blason de la ville transformera son court nez en cornet (petit cor) et le placera sur trois oranges.

Reconstitution d'Arausio par l'archéologue Jean-Claude Govin

Orange comté, passe à la famille des Rambaud de Nice. L’un d’entre eux, Raimbaud II, part en croisade en 1096 et s’y couvre de gloire. Après les comtés de Montpellier et des Baux, Orange est érigée en principauté vers 1178.

Au XIVe siècle s’ouvre son université qui ne fermera ses portes qu’en 1791. Avec les seigneurs de Chalon (1393-1530) Orange connaît, malgré les épidémies, une période de calme relatif.

Sous les Nassau (1539-1702), Orange prend un relief particulier grâce à la personnalité et au rôle du premier plan en Europe de Guillaume le Taciturne (1533-1584) et de ses successeurs. Mais c’est aussi l’époque sanglante des guerres de religion. Orange, fief de la religion réformée, est mise plusieurs fois à feu et à sang, particulièrement en 1562.

Les Nassau sont de grands bâtisseurs. La forteresse qu’ils installent sur la colline est véritablement prestigieuse et écrasante. La résistance politique et religieuse des princes constitue d’autre part un véritable défi à l’autorité royale. Louis XIV, en lutte avec Guillaume III de Nassau, visite le château d’Orange en 1660 et en ordonne aussitôt la destruction. 

"La plus belle muraille de mon royaume"
Raimbaud II d'Orange, Place de la république

Cette statue est l'oeuvre de l'orangeois Daniel Dulocle. Elle pèse 2255 kgs, revêtue d'une côte de maille et d'un large manteau il porte la couronne de Comte. Il tient dans sa main droite un cornet et, portée de sa main gauche, une épée aujourd'hui disparue. Elle a été installée en 1846 sur la place de l'Hôtel de Ville (place Clémenceau) et a été transportée sur la colline St Eutrope en 1960. C'est en septembre 1997 que la Statue de Raimbaud II Comte d'Orange a rejoint la Place de la République.

On détruira aussi toutes les fortifications et les remparts. Seul le grand mur du théâtre trouvera grâce à ses yeux “La plus belle muraille de mon royaume” aurait-il déclaré. C’est le gendre de Madame de Sévigny, le comte de Grignan qui sera chargé de la ruine de la forteresse après un court siège en 1673.

VESTIGES du Château des princes d'Orange

Cette citadelle  dont la construction s’est étendue du XIV e siècle au début du XVIIe siècle comprenait 11 bastions reliés par des courtines et des fossés. Elle s’étendait sur toute la Colline Saint-Eutrope.

Le château des Princes d'Orange au XVIIe siècle
Vue de la ville et du Château
Gravure attribuée à Merian (XVIIe)
Plan des fortifications de la Ville et de la Cité d'Orange
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Au traité d’Utrecht en 1713, Orange devient définitivement française et seul le titre d’Orange est transmis à la famille des Nassau, actuellement régnante des Pays-Bas.

Après les Nassau, les Conti sont chargés de gérer la Principauté et de l’épurer. Juifs et protestants doivent fuir en grand nombre en Prusse et à Genève. Et pour comble de malheur, la peste fait des ravages, surtout de 1720 à 1722.

Un décret du 29 mai 1731 rattache pour la deuxième fois la principauté d’Orange au Dauphiné, puis aux Bouches-du-Rhône et plus tard, le 20 août 1793 au Vaucluse.

La tourmente révolutionnaire n’épargne pas la cité, les centres religieux sont pillés. On entasse les suspects dans la prison du théâtre romain. Au nombre de 332 dont 37 religieuses de Bollène, Avignon et Caderousse, ils seront traînés à l’échafaud et guillotinés sur l’actuel cours Aristide Briand.

Lorsque Napoléon passe dans sa berline, la nuit du 25 avril 1814 à Orange, lors de son départ pour l’île d’Elbe, c’est une population curieuse qui viendra surprendre son sommeil.

Orange, ville d’artisans et de vignerons suit ensuite sans incident notable le destin de la nation, très attachée aux institutions républicaines. Elle applaudit à l’édification du premier pont sur le Rhône en 1844, voit passer Dumas, Gautier, Mérimée chargé de l’inventaire de ses monuments historiques, acclame successivement Napoléon III et l’impératrice Eugénie et les souverains des Pays-Bas.

La culture de la vigne, l’élevage du ver à soie, la fabrication des balais, des chaussures, des pâtes, des céramiques forment, avec sa meunerie, ses tissages et sa sucrerie, ses principales activités au XIXe siècle. Le chemin de fer en 1851 lui apporte un nouvel élan commercial et technique.

En 1869 sont créées les Chorégies qui connaissent immédiate ment un très grand succès.

Au début du XXe siècle de nouvelles rues sont percées, telle celle de la République. L’armée de terre s’y installe, puis la légion. C’est ensuite une très importante base aérienne en 1937, celle de Caritat. En trois quart de siècle la population d’Orange est passée de 10 000 à 30 000 habitants. De nouveaux quartiers s’élèvent aujourd’hui à la périphérie, des industries de pointe se sont installées dans sa zone industrielle, groupes scolaires, lycées traditionnels et professionnels, collèges, Palais des Princes, salle des fêtes, piscines, gymnases, aménagements et embellissements urbains dont une zone piétonne en plein coeur de la ville témoignent de sa vitalité.

 

Etape touristique de choix aux portes de la Provence, au coeur des vins Côtes du Rhône, au milieu d’une campagne très riche, Orange est aussi une plaque tournante des grands aménagements régionaux sur le point de jonction de l’autoroute du Soleil et de la Languedocienne. Le prestige international de ses Chorégies en fait enfin un des hauts lieux de l’art lyrique et pendant toute la saison d’été, le rendez-vous élégant des artistes et mélomanes du monde entier.

 

Textes de Monsieur Jean BOULLÉ Historiographe et ancien proviseur du Lycée de l’Arc à Orange

D’azur à la branche d’oranger feuillée de sinople, fruitée de trois oranges d’or; au chef d’or chargé d’un huchet d’azur embouché, enguiché, virolé et lié de gueules, le pavillon à senestre.

Le texte à l’origine de cette devise est issue d’une lettre, une « apologie » à destination de Philippe II, roi d’Espagne, qui en 1550, promit 25 000 écus et l’anoblissement en échange de l’exécution de Guillaume d’Orange :

« 𝑃𝑙𝑢𝑡 𝑎̀ 𝐷𝑖𝑒𝑢, 𝑚𝑒𝑠𝑠𝑖𝑒𝑢𝑟𝑠, 𝑜𝑢 𝑞𝑢𝑒 𝑚𝑜𝑛 𝑒𝑥𝑖𝑙 𝑝𝑒𝑟𝑝𝑒́𝑡𝑢𝑒𝑙, 𝑜𝑢 𝑚𝑒̂𝑚𝑒 𝑚𝑎 𝑚𝑜𝑟𝑡 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑝𝑢̂𝑡 𝑎𝑝𝑝𝑜𝑟𝑡𝑒𝑟 𝑢𝑛𝑒 𝑣𝑟𝑎𝑖𝑒 𝑑𝑒́𝑙𝑖𝑣𝑟𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑒 𝑡𝑎𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑚𝑎𝑢𝑥 𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑐𝑎𝑙𝑎𝑚𝑖𝑡𝑒́𝑠 𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝐸𝑠𝑝𝑎𝑔𝑛𝑜𝑙𝑠 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑝𝑝𝑟𝑒̂𝑡𝑒𝑛𝑡. 𝑂 𝑞𝑢𝑒 𝑐𝑒 𝑏𝑎𝑛𝑛𝑖𝑠𝑠𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑚𝑒 𝑠𝑒𝑟𝑎𝑖𝑡 𝑑𝑜𝑢𝑥, 𝑞𝑢𝑒 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑚𝑜𝑟𝑡 𝑚𝑒 𝑠𝑒𝑟𝑎𝑖𝑡 𝑎𝑔𝑟𝑒́𝑎𝑏𝑙𝑒 ! 𝐶𝑎𝑟 𝑝𝑜𝑢𝑟𝑞𝑢𝑜𝑖 𝑎𝑖-𝑗𝑒 𝑒𝑥𝑝𝑜𝑠𝑒́ 𝑡𝑜𝑢𝑠 𝑚𝑒𝑠 𝑏𝑖𝑒𝑛𝑠 ? 𝐸𝑠𝑡-𝑐𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑚’𝑒𝑛𝑟𝑖𝑐ℎ𝑖𝑟 ? 𝑃𝑜𝑢𝑟𝑞𝑢𝑜𝑖 𝑎𝑖-𝑝𝑒𝑟𝑑𝑢 𝑚𝑒𝑠 𝑝𝑟𝑜𝑝𝑟𝑒𝑠 𝑓𝑟𝑒̀𝑟𝑒𝑠 𝑞𝑢𝑒 𝑗’𝑎𝑖𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑎 𝑣𝑖𝑒 ? 𝑃𝑜𝑢𝑟𝑞𝑢𝑜𝑖 𝑎𝑖-𝑗𝑒 𝑙𝑎𝑖𝑠𝑠𝑒́ 𝑚𝑜𝑛 𝑓𝑖𝑙𝑠 𝑠𝑖 𝑙𝑜𝑛𝑔𝑡𝑒𝑚𝑝𝑠 𝑝𝑟𝑖𝑠𝑜𝑛𝑛𝑖𝑒𝑟, 𝑚𝑜𝑛 𝑓𝑖𝑙𝑠, 𝑑𝑖𝑠-𝑗𝑒, 𝑞𝑢𝑒 𝑗𝑒 𝑑𝑜𝑖𝑠 𝑡𝑎𝑛𝑡 𝑑𝑒́𝑠𝑖𝑟𝑒𝑟, 𝑠𝑖 𝑗𝑒 𝑠𝑢𝑖𝑠 𝑝𝑒̀𝑟𝑒 ! 𝑀’𝑒𝑛 𝑝𝑜𝑢𝑣𝑒𝑧-𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑑𝑜𝑛𝑛𝑒𝑟 𝑢𝑛 𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒 𝑜𝑢 𝑚𝑒 𝑙𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑣𝑒𝑧-𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑟𝑒𝑠𝑡𝑖𝑡𝑢𝑒𝑟 ! 𝑃𝑜𝑢𝑟𝑞𝑢𝑜𝑖 𝑎𝑖-𝑗𝑒 𝑚𝑖𝑠 𝑚𝑎 𝑣𝑖𝑒 𝑠𝑖 𝑠𝑜𝑢𝑣𝑒𝑛𝑡 𝑒𝑛 𝑑𝑎𝑛𝑔𝑒𝑟 ! 𝑄𝑢𝑒𝑙 𝑝𝑟𝑖𝑥, 𝑞𝑢𝑒𝑙 𝑙𝑜𝑦𝑒𝑟 𝑝𝑢𝑖𝑠-𝑗𝑒 𝑎𝑡𝑡𝑒𝑛𝑑𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑚𝑒𝑠 𝑙𝑜𝑛𝑔𝑠 𝑡𝑟𝑎𝑣𝑎𝑢𝑥 𝑞𝑢𝑖 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑝𝑎𝑟𝑣𝑒𝑛𝑢𝑠 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑣𝑜𝑡𝑟𝑒 𝑠𝑒𝑟𝑣𝑖𝑐𝑒 𝑗𝑢𝑠𝑞𝑢’𝑎̀ 𝑙𝑎 𝑣𝑖𝑒𝑖𝑙𝑙𝑒𝑠𝑠𝑒 𝑒𝑡 𝑙𝑎 𝑟𝑢𝑖𝑛𝑒 𝑑𝑒 𝑡𝑜𝑢𝑠 𝑚𝑒𝑠 𝑏𝑖𝑒𝑛𝑠, 𝑠𝑖𝑛𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑐𝑞𝑢𝑒́𝑟𝑖𝑟 𝑒𝑡 𝑎𝑐ℎ𝑒𝑡𝑒𝑟, 𝑠’𝑖𝑙 𝑒𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑏𝑒𝑠𝑜𝑖𝑛, 𝑎𝑢 𝑝𝑟𝑖𝑥 𝑑𝑒 𝑚𝑜𝑛 𝑠𝑎𝑛𝑔 𝑢𝑛𝑒 𝑙𝑖𝑏𝑒𝑟𝑡𝑒́ ! 𝑆𝑖 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑗𝑢𝑔𝑒𝑧, 𝑚𝑒𝑠𝑠𝑖𝑒𝑢𝑟𝑠, 𝑜𝑢 𝑞𝑢𝑒 𝑚𝑜𝑛 𝑎𝑏𝑠𝑒𝑛𝑐𝑒, 𝑜𝑢 𝑞𝑢𝑒 𝑚𝑎 𝑚𝑜𝑟𝑡 𝑚𝑒̂𝑚𝑒 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑝𝑒𝑢𝑡 𝑠𝑒𝑟𝑣𝑖𝑟, 𝑚𝑒 𝑣𝑜𝑖𝑙𝑎̀ 𝑝𝑟𝑒̂𝑡 𝑎̀ 𝑜𝑏𝑒́𝑖𝑟 : 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑎𝑛𝑑𝑒𝑧, 𝑒𝑛𝑣𝑜𝑦𝑒𝑧-𝑚𝑜𝑖 𝑗𝑢𝑠𝑞𝑢𝑒𝑠 𝑎𝑢𝑥 𝑓𝑖𝑛𝑠 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑡𝑒𝑟𝑟𝑒, 𝑗’𝑜𝑏𝑒́𝑖𝑟𝑎𝑖. 𝑉𝑜𝑖𝑙𝑎̀ 𝑚𝑎 𝑡𝑒̂𝑡𝑒 𝑠𝑢𝑟 𝑙𝑎𝑞𝑢𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑛𝑢𝑙 𝑝𝑟𝑖𝑛𝑐𝑒 𝑛𝑖 𝑚𝑜𝑛𝑎𝑟𝑞𝑢𝑒 𝑛’𝑎 𝑝𝑢𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑣𝑜𝑢𝑠 : 𝑑𝑖𝑠𝑝𝑜𝑠𝑒𝑧-𝑒𝑛 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑣𝑜𝑡𝑟𝑒 𝑏𝑖𝑒𝑛, 𝑠𝑎𝑙𝑢𝑡 𝑒𝑡 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑒𝑟𝑣𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑣𝑜𝑡𝑟𝑒 𝑅𝑒́𝑝𝑢𝑏𝑙𝑖𝑞𝑢𝑒 … 𝑆𝑖 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑗𝑢𝑔𝑒𝑧 𝑞𝑢𝑒 𝑚𝑎 𝑣𝑖𝑒 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑝𝑒𝑢𝑡 𝑒𝑛𝑐𝑜𝑟𝑒 𝑠𝑒𝑟𝑣𝑖𝑟, 𝑞𝑢𝑒 𝑗’𝑎𝑖𝑒 𝑞𝑢𝑒𝑙𝑞𝑢𝑒 𝑠𝑢𝑓𝑓𝑖𝑠𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑒𝑖𝑙𝑙𝑒𝑟… 𝑎𝑙𝑙𝑜𝑛𝑠 𝑒𝑛𝑠𝑒𝑚𝑏𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑚𝑒̂𝑚𝑒 𝑐œ𝑢𝑟 𝑒𝑡 𝑣𝑜𝑙𝑜𝑛𝑡𝑒́, 𝑒𝑚𝑏𝑟𝑎𝑠𝑠𝑜𝑛𝑠 𝑒𝑛𝑠𝑒𝑚𝑏𝑙𝑒 𝑙𝑎 𝑑𝑒́𝑓𝑒𝑛𝑠𝑒 𝑑𝑒 𝑐𝑒 𝑏𝑜𝑛 𝑝𝑒𝑢𝑝𝑙𝑒 … 𝑒𝑡 𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑠𝑒𝑟𝑎 𝑝𝑎𝑟 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑟𝑒́𝑠𝑜𝑙𝑢, 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒 𝑏𝑖𝑒𝑛 𝑒𝑡 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑒𝑟𝑣𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑣𝑜𝑢𝑠, 𝑣𝑜𝑠 𝑓𝑒𝑚𝑚𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑒𝑛𝑓𝑎𝑛𝑡𝑠, 𝑡𝑜𝑢𝑡𝑒𝑠 𝑐ℎ𝑜𝑠𝑒𝑠 𝑠𝑎𝑖𝑛𝑡𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑠𝑎𝑐𝑟𝑒́𝑒𝑠, 𝑗𝑒 𝑙𝑒 𝑚𝑎𝑖𝑛𝑡𝑖𝑒𝑛𝑑𝑟𝑎𝑖 ».

« D’azur à la branche d’oranger feuillée de sinople, chargée de trois oranges d’or, au chef d’or chargé d’un cornet d’azur virolé et lié de gueules ».

Ces armoiries parlantes arborent dans le chef, le meuble essentiel du cornet adopté par les princes de la maison des Baux depuis le dernier quart du 12ème siècle, le cornet étant la déformation du « court nez » du Guillaume des chansons de geste.

L’écu est ordinairement accompagné d’une branche de chêne à dextre et d’olivier à senestre.


« Les armoiries d’Orange ont longtemps consisté en un simple cornet. Celui-ci apparaît sur l’écu du prince Guillaume des Baux, vers 1184. Il aurait été emprun- té aux armes de Guillaume au cornet*. A partir du 16è siècle, les armoiries de- viennent parlantes avec l’ajout de trois oranges. Elles proviennent de la transfor- mation du nom primitif de la ville : Araisio, Arausio, Aurasio, Aurensis, Aurengis, Orengis, Orenges, Orenge et enfin Orange. Le document le plus ancien sur lequel figurent les armes parlantes d’Orange est la masse de l’Université, qui date de 1583. »

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